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Pi sourd
08 octobre 2026
Festival Sans pression : un espace Flinta en langue des signes
VidéoL’association Parenthèse a lancé son premier festival Sans pression les 2 et 3 octobre à Toulouse. Créée en 2023, l’association a pour but de proposer des espaces d’accueil et de sensibilisation pour réduire les comportements d'agressions dans les événements festifs.Ce festival était exclusivement réservé aux personnes Flinta. Ce terme est un acronyme allemand apparu dans les années 90. Oulala !! Que signifient tous ces mots ? Pas de panique, voici quelques explications. On a ici Femme, Lesbienne, et ensuite ? Lorsqu'on s'identifie au genre assigné à la naissance et on se sent en accord avec celui-ci, on est cisgenre ou cis (femme cis ou homme cis). Cependant, cette vision binaire du genre imposée par la société ne correspond pas à certaines personnes, qui définissent leur identité de genre autrement qu’en tant qu’homme ou femme :- certaines naissent avec des caractères sexuels (génitaux, hormonaux, gonadiques ou chromosomiques) qui ne correspondent pas aux définitions binaires types des corps masculins ou féminins : intersexes ;- d’autres ne veulent entrer dans l’une des deux catégories : non binaire ;- ces personnes peuvent décider de changer de genre : trans ;- ou encore préfèrent ne pas en nommer : agenre. Revenons au festival. Pourquoi un espace exclusivement Flinta ? Retrouvons Radia Lhoest Darkaoui, cofondatrice du festival qui nous raconte la genèse de cet événement. VidéoQuatre conférences « Safe X », inspirées du format TEDx (courtes conférences mixant expérience personnelle et savoirs) se sont déroulées le samedi. Les thématiques abordées étaient : queer anarchie, féminisme sourd, le paradoxe de la viande et le « male gaze » (le fait de réaliser des films ou séries avec un regard d’homme cisgenre hétérosexuel qui très souvent sexualise les femmes). VidéoEn tout, près de 100 personnes, venues de toute la France et même de Belgique, ont participé à l'événement, 40 bénévoles étaient également de la partie. Pour la plupart des participantes, c’était la première fois qu'elles se retrouvaient dans un espace sans hommes cisgenres. Nous avons recueilli leurs réactions.VidéoDes temps de création ont été proposés avec cinq ateliers créatifs, ainsi qu’un escape game. Des espaces étaient prévus pour se maquiller et se photographier tout au long du week-end.VidéoUne première donc pour beaucoup, et un succès qui pourrait appeler une deuxième édition. Plusieurs questions se posent déjà : à quelle fréquence organiser l’événement, et sur quelle durée ? Autre constat : les personnes participantes étaient majoritairement blanches et les identités de genre présentes peu diversifiées. Comment favoriser, à l’avenir, une plus grande représentativité ? Autant de pistes de réflexion pour une éventuelle prochaine édition.Vidéo

